
Les formations anecdotiques n’existent pas
Et si une formation très spécifique disait beaucoup plus qu’on ne l’imagine ?
Image proposée : une composition chaleureuse autour d’une table de travail, avec une pelote de laine, un pinceau, un carnet de contes, une ceinture de judo et un objet à transformer.
Regarder autrement les formations singulières
Au fil de mes audits, j’ai souvent découvert des formations que l’on aurait pu qualifier trop vite d’“anecdotiques”.
Une formation autour de la laine, une formation pour apprendre à raconter des contes, une formation en toilettage canin, une formation de judo pensée jusqu’au Japon, une formation pour transformer des meubles avec de la peinture biosourcée.
Sur le papier, cela peut sembler très spécifique. Presque confidentiel. Parfois même difficile à classer dans les grandes catégories habituelles de la formation professionnelle.
Et pourtant, c’est précisément dans ces propositions singulières que j’ai souvent retrouvé ce qu’il y a de plus vivant dans la formation.
Former, ce n’est pas uniquement transmettre un contenu organisé. C’est faire passer un geste, une culture, une exigence, une manière de regarder le monde. C’est permettre à une personne d’entrer dans une pratique, dans une histoire, dans un savoir-faire qui existait avant elle et qu’elle pourra peut-être transmettre à son tour.
Avec le temps, j’ai compris que le mot “anecdotique” disait souvent davantage notre méconnaissance qu’une absence de valeur.
Ce que j’ai vu dans ces structures, ce sont des personnes profondément attachées à ce qu’elles transmettent. Elles ne défendent pas seulement un programme. Elles portent une manière de faire, une expérience, une attention au réel.
C’est peut-être pour cela que certaines rencontres restent. Elles nous rappellent que la formation ne se limite pas aux parcours les plus visibles, aux secteurs les plus connus ou aux dispositifs les plus attendus.
Ce qui paraît petit de loin peut être immense pour celles et ceux qui apprennent, qui transmettent, qui trouvent leur voie, qui préservent un geste ou qui donnent une seconde vie à une matière.
Une formation n’a pas besoin d’être spectaculaire pour compter. Elle compte lorsqu’elle répond à un besoin réel, lorsqu’elle donne confiance, lorsqu’elle rend possible une transmission, lorsqu’elle crée un passage entre une personne et un savoir-faire.
En ce sens, les formations les plus singulières racontent souvent très bien la force du monde de la formation.
Elles parlent de métiers, de territoires, de cultures, d’engagement, de patience, de passion. Elles montrent que derrière un intitulé très précis peut se cacher une vraie vision de la transmission.
Et c’est sans doute pour cela que ces structures restent associées, pour moi, à une forme d’amitié professionnelle.
Parce qu’elles m’ont ouvert plus qu’un dossier.
Elles m’ont ouvert un monde.
En juillet, Skill Connection met en lumière ces rencontres qui ont marqué notre regard sur la formation, la qualité et la transmission.
Découvrir notre approche